LEADERSHIP FÉMININ — Genit Care Africa primée sur la scène internationale : le Burkina Faso rayonne aux Caraïbes

C’est sous le soleil de Saint-Kitts-et-Nevis, dans l’archipel des Caraïbes, que s’est tenu du 17 au 21 novembre 2024 le XXXIe Congrès International de la BPW (Business and Professional Women). Un rendez-vous mondial de référence, qui a réuni des milliers de femmes cheffes d’entreprise et professionnelles venues des quatre coins du globe pour débattre de développement économique, voter des résolutions stratégiques et renforcer les solidarités entre femmes leaders.

La délégation burkinabè était au rendez-vous. Et elle n’est pas rentrée les mains vides.

GCA primée pour son leadership en santé

Représentant la Fédération BPW Burkina Faso, Genit Care Africa (GCA) — à travers sa Présidente Josiane OUEDRAOGO — a reçu lors de ce congrès un prix international reconnaissant son leadership dans la santé des jeunes et des femmes. Une distinction qui consacre des années d’engagement sur le terrain burkinabè en matière de santé sexuelle et reproductive, de lutte contre les violences basées sur le genre et de protection de l’enfance.

Ce prix n’est pas seulement une fierté pour GCA. Il est un signal envoyé à toute l’Afrique du Sahel : le travail de terrain, mené avec rigueur et humanité, est vu, reconnu et honoré à l’échelle mondiale.

Un congrès sous le signe de la coopération et de la transformation

Placé sous le thème « New Action through Cooperation » (De nouvelles actions par la coopération), le congrès a orienté l’ensemble de ses travaux vers une ambition centrale : transformer la sororité en actions économiques et politiques concrètes. Les sessions thématiques ont abordé les grands défis du développement féminin mondial, dans une dynamique alliant plaidoyer, innovation et réseautage stratégique.

La Présidente de BPW International 2024–2027, Mme Dianna BARRANGA, a donné le ton dans son allocution inaugurale :

« Ensemble, sous la bannière de notre thème triennal « Inspirer, innover, autonomiser, transformer : ensemble, nous façonnons un avenir durable », nous tirons parti du pouvoir de la collaboration pour favoriser la croissance et susciter un changement significatif. Souvenons-nous également du besoin urgent de paix sur Terre pour tous, en particulier pour les femmes et les enfants, qui portent si souvent le fardeau le plus lourd en période de conflit et d’épreuves. »

Des mots qui résonnent avec une acuité particulière pour une organisation comme GCA, dont le mandat épouse précisément ces combats au quotidien.

Un réseautage stratégique au plus haut niveau

Au-delà de la distinction reçue, la participation de GCA à ce congrès a été l’occasion d’un réseautage de haut niveau. La délégation burkinabè a échangé avec le bureau international entrant, les présidentes de comité, ainsi que la Past President de BPW International, Dr Amany ASFOUR — dont l’accompagnement a été déterminant dans ce parcours — et Mme Antoinette, Past President de la délégation.

Une reconnaissance particulière est adressée à Mme Rasmata KABRÉ, Présidente de la Fédération BPW Burkina Faso, dont le soutien et la confiance ont rendu possible cette présence burkinabè aux Caraïbes.

Un rayonnement qui engage

Cette reconnaissance internationale confirme la trajectoire de Genit Care Africa : une organisation ancrée dans les réalités locales du Burkina Faso, mais connectée aux dynamiques mondiales de défense des droits des femmes et des jeunes. Être primée à Saint-Kitts-et-Nevis, c’est aussi porter plus haut la voix des femmes du Sahel sur la scène internationale.

Le combat continue. Avec plus de légitimité que jamais.

Genit Care Africa — Burkina Faso

ENFANCE & DROITS — « Manger ensemble, Grandir ensemble » : douze semaines, une aventure humaine inoubliable

Ce mercredi 24 juin 2026, le siège de Genit Care Africa (GCA) a accueilli la 12e et dernière séance du projet « Manger ensemble, Grandir ensemble » (MEGE) dans une ambiance à la fois chaleureuse et empreinte d’émotion. Une page se tournen, mais quel chemin parcouru.

Une dernière séance, fidèle à l’esprit du projet

Onze enfants ont participé à cette clôture dont 3 filles, 8 garçons et 1 enfant en situation de handicap moteur dans le même esprit d’inclusion, de bienveillance et de participation qui a caractérisé chacune des rencontres précédentes. La séance a débuté par un atelier de coloriage, avant que les enfants n’apportent les touches finales aux œuvres de peinture entamées lors des séances précédentes. Douze semaines de créativité trouvaient ainsi leur aboutissement dans des réalisations artistiques concrètes, témoins visibles d’un parcours d’apprentissage et d’expression.

Un engagement solennel contre l’excision

Moment fort de cette dernière séance : une sensibilisation au consentement et au respect de l’intégrité physique, adaptée à l’âge des enfants. Les participants ont été initiés à la signification du signe universel « Non à l’excision » , la lame barrée — symbole international de la lutte contre les mutilations génitales féminines.
À l’issue de cet échange, les enfants ont posé un geste symbolique d’engagement en reproduisant ce symbole. Par ce geste, ils ont exprimé collectivement leur volonté de contribuer à l’éradication de cette pratique néfaste et pris l’engagement solennel de ne jamais faire exciser leurs futurs enfants, ni d’encourager l’excision au sein de leur entourage.
Un moment de portée considérable : des enfants des rues, trop souvent invisibles aux yeux de la société, qui s’approprient les valeurs de protection, de respect et de dignité — et s’en font les défenseurs. C’est cela, aussi, la force du projet MEGE.

Une clôture dans la joie et la fierté

La séance s’est achevée par le repas communautaire partagé, fidèle rituel hebdomadaire qui a nourri corps et liens sociaux pendant trois mois. Une séance photo réunissant enfants et équipe d’animation a immortalisé ce dernier moment de complicité , sourires, fierté et émotion mêlés dans un cadre de vie qui, pour ces enfants, aura représenté bien plus qu’un programme : un espace d’existence, d’écoute et de dignité.

Douze semaines, une transformation

Au fil de ces douze rencontres hebdomadaires, le projet « Manger ensemble, Grandir ensemble » aura offert à des enfants vivant dans la rue un cadre structurant et bienveillant, au sein duquel ils ont pu développer leur créativité artistique, découvrir et s’approprier leurs droits fondamentaux, s’initier aux notions de protection contre les violences, d’égalité de genre et de vivre-ensemble, et bénéficier d’un espace d’écoute, d’expression et de partage rare dans leur quotidien.


Ce projet illustre avec force ce que l’action humanitaire a de plus noble : aller vers les plus vulnérables, les accueillir sans condition, et leur redonner la place qui leur revient de droit dans la société.
Genit Care Africa clôture ce chapitre avec fierté. Et prépare déjà le suivant.


Genit Care Africa

ENFANCE & DROITS — « Manger ensemble, Grandir ensemble » : la Journée de l’Enfant Africain célébrée dans l’inclusion et la créativité

Ce mercredi 17 juin 2026, le siège de Genit Care Africa (GCA) a accueilli la 11e séance du projet « Manger ensemble, Grandir ensemble » (MEGE) dans un contexte particulier et symbolique : celui de la Journée de l’Enfant Africain. Une coïncidence heureuse, saisie comme une opportunité pédagogique pour rappeler à chaque enfant présent que ses droits ne sont pas une abstraction , ils sont une réalité à connaître, à revendiquer et à défendre.

Une inclusion sans compromis

Treize enfants ont pris part à cette séance — 5 filles et 8 garçons. Parmi eux, un enfant en situation de handicap moteur et deux enfants autistes, dont la présence illustre avec force la philosophie inclusive qui guide chaque action de GCA : ici, aucun enfant n’est laissé au bord du chemin. L’inclusion n’est pas un slogan. C’est une pratique quotidienne, assumée et incarnée.

Créativité et motricité : l’art comme langage universel

La séance a débuté par un atelier de coloriage sur papier, offrant aux enfants un espace d’expression libre, propice au développement de la motricité fine dans une ambiance détendue. Les apprentissages se sont poursuivis à travers des exercices de dessin, dont une initiation au mélange des couleurs — apprendre à obtenir le vert à partir du jaune et du bleu — et des exercices pratiques au tableau. Des gestes simples, mais porteurs d’une découverte fondamentale : avec peu, on peut créer.

Droits de l’enfant : des mains qui parlent

À l’occasion de la Journée de l’Enfant Africain, l’équipe d’animation a introduit la notion des droits de l’enfant à travers une activité visuelle et participative. Des dessins représentant une main — symbole déjà familier aux enfants depuis les séances précédentes — ont été préparés, sur lesquels figuraient les droits fondamentaux : droit à l’éducation, à la santé, à la protection et à l’alimentation.

Les enfants ont présenté ces supports lors d’une séance photo collective, transformant un exercice pédagogique en moment de prise de conscience et de fierté. Car savoir que l’on a des droits, c’est déjà commencer à les défendre.

Le repas : bien plus qu’une assiette

Fidèle à l’esprit du projet, la séance s’est conclue par le repas communautaire partagé — moment de convivialité et de lien qui rappelle, semaine après semaine, que grandir ensemble, c’est aussi manger ensemble, échanger, sourire et exister aux yeux des autres.

Cette 11e séance aura été, à bien des égards, une célébration dans la célébration. Celle d’enfants qui apprennent, qui créent et qui découvrent leur valeur. Celle d’une organisation qui, chaque mercredi sans exception, choisit d’être présente, engagée et fidèle à sa mission : redonner à chaque enfant la place qui lui revient de droit.

Genit Care Africa

ENFANCE & DROITS — « Manger ensemble, Grandir ensemble » : des mains orange contre la violence

Ce mercredi 10 juin 2026, le siège de Genit Care Africa (GCA) a accueilli la 10e séance du projet « Manger ensemble, Grandir ensemble » . Vingt-cinq enfants — dont deux filles — ont pris part à une session dense, mêlant éducation aux droits, expression artistique et solidarité concrète.

Briser les silences : stéréotypes de genre et violences basées sur le genre

La leçon éducative du jour a abordé deux réalités trop souvent tues : les stéréotypes de genre et les violences basées sur le genre (VBG). À travers une illustration représentant une scène de violence conjugale utilisée comme support pédagogique, les enfants ont été invités à s’exprimer librement, à identifier les différentes formes de violence et à questionner les représentations sociales qui les normalisent.

Un outil essentiel a également été présenté : le signe universel de demande d’aide — la main orange — permettant à toute personne en situation de danger de signaler discrètement sa détresse. Un geste simple. Un geste qui peut sauver.

Ces échanges participatifs ont démontré la capacité des enfants, même les plus jeunes, à comprendre, nommer et rejeter la violence — à condition qu’on leur en donne les mots et les outils.

Des mains orange pour dire STOP

L’atelier artistique a prolongé le message éducatif avec force et créativité. Chaque enfant a apposé sa main sur une feuille blanche, l’a dessinée puis peinte en orange — couleur universelle de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, obtenue par le mélange du rouge et du jaune. Un geste collectif, symbolique et puissant : STOP À LA VIOLENCE.

Sous la conduite de Mme Sougué, les enfants ont ensuite complété un tableau représentant un paysage villageois, en y intégrant des personnages humains et animaliers — une fenêtre ouverte sur leur imaginaire, leur culture et leur vision du monde.

Un geste de solidarité concret

La séance a également été marquée par une distribution de vêtements aux enfants — une attention qui va au-delà du symbolique, répondant à des besoins réels et rappelant que la dignité se construit aussi dans le quotidien le plus concret.

La journée s’est conclue autour du repas communautaire, moment de partage et de convivialité qui renforce les liens entre les enfants et consolide un cadre d’apprentissage bienveillant, inclusif et protecteur.

Dix séances. Dix mercredis. Une certitude qui grandit : ces enfants apprennent, créent, s’éveillent. GCA continue d’être là — chaque semaine, sans relâche, au service de leur dignité et de leur avenir. 🧡🇧🇫

Genit Care Africa

Journée Mondiale de l’Environnement : GENIT CARE AFRICA appelle à reconnaître le lien entre crise environnementale et droits des femmes

Chaque année, le 5 juin, la communauté internationale célèbre la Journée Mondiale de l’Environnement. Pour GENIT CARE AFRICA, cette date n’est pas seulement un appel à protéger la nature. C’est un rappel urgent : quand l’environnement se dégrade, ce sont les femmes et les filles qui en paient le prix le plus lourd. Et ce silence doit cesser.

L’environnement, premier déterminant de la santé des femmes

L’eau, l’air et la terre ne sont pas des abstractions. Ce sont les conditions concrètes de la survie et de la dignité humaines. Dans les zones rurales du Burkina Faso, comme dans les espaces affectés par l’insécurité, des milliers de femmes enceintes s’exposent chaque jour à des maladies liées à la pollution de l’eau et de l’air. Des adolescentes vivent leur menstruation sans accès à des infrastructures sanitaires sûres, dans des conditions qui compromettent leur santé, leur scolarisation et leur confiance en elles. Les dérèglements climatiques, en rendant l’accès aux soins et aux ressources vitales toujours plus difficile, aggravent des inégalités qui existaient déjà. Ce n’est pas une coïncidence. C’est le résultat d’un système qui marginalise les droits reproductifs des femmes et ignore leur vulnérabilité face aux crises environnementales.

12 000 FCFA par an, 800 ans pour se dégrader : l’urgence des alternatives durables

Au Burkina Faso, les serviettes hygiéniques jetables coûtent en moyenne 12 000 FCFA par an à chaque femme — une dépense insoutenable pour les ménages les plus vulnérables. Certaines contiennent du plastique et des substances chimiques. Abandonnées dans la nature, faute d’infrastructures de collecte adaptées, elles peuvent mettre jusqu’à 800 ans à se dégrader, polluant durablement les sols et les cours d’eau dont dépendent ces mêmes communautés.

Des solutions existent pourtant. Les protections hygiéniques réutilisables — serviettes lavables, culottes menstruelles — produites localement, durent deux à cinq ans et coûtent quatre fois moins cher que les produits jetables. Elles réduisent les déchets, préservent l’environnement et redonnent aux femmes une autonomie réelle sur la gestion de leur santé menstruelle. Promouvoir ces alternatives, c’est agir simultanément pour la justice environnementale et pour la justice reproductive.

Deux combats, une seule cause

GENIT CARE AFRICA affirme aujourd’hui avec force ce que la science et le terrain confirment : la justice environnementale et la justice reproductive sont indissociables. La justice environnementale défend le droit de chaque individu à vivre dans un environnement sain, sans pollution ni inégalités. La justice reproductive garantit aux femmes et aux filles le droit de disposer librement de leur corps et d’accéder à des soins de santé sexuelle et reproductive de qualité. Un environnement dégradé fragilise directement la santé reproductive. Et sans respect des droits reproductifs, les femmes ne peuvent pas être des actrices à part entière de la protection de l’environnement.

Interpeller les décideurs, les partenaires et les communautés sur ce lien n’est pas une posture idéologique. C’est une exigence humanitaire. Les politiques environnementales qui ignorent les droits des femmes sont incomplètes. Les politiques de santé reproductive qui ignorent les déterminants environnementaux sont inefficaces.

Notre appel

En cette Journée Mondiale de l’Environnement, GENIT CARE AFRICA s’adresse aux femmes et aux filles, aux jeunes, aux acteurs de santé, aux associations partenaires et à tous les décideurs : prenez la mesure de ce lien. Intégrez la santé reproductive dans les agendas environnementaux. Intégrez les enjeux environnementaux dans les politiques de santé maternelle. Financez les alternatives durables. Construisez les infrastructures sanitaires que les filles méritent.

KONSEIBO ARIELLE DEBORA diplômée en hydraulique rurale et aménagement hydro agricole

« Les femmes portent la vie : elles doivent aussi être au cœur de la protection de l’environnement. »

Ensemble, engageons-nous pour un monde où l’eau reste une source de vie, où l’environnement est respecté, et où les droits des femmes et des filles sont pleinement garantis — y compris en situation humanitaire.

KONSEIBO ARIELLE DEBORA diplômée en hydraulique rurale et aménagement hydro agricole

ENFANCE & DROITS — « Manger ensemble, Grandir ensemble » : quand la masculinité positive prend racine dès l’enfance

Ce mercredi 3 juin 2026, le siège de Genit Care Africa (GCA) a accueilli la 9e séance du projet « Manger ensemble, Grandir ensemble » (MEGE)— une session particulièrement riche, placée sous le signe de l’égalité, du respect et de la paix.

Après le service de 30 repas communautaires, 10 enfants— dont #une_fille — ont pris part à un programme en trois volets, alliant éducation aux droits, expression artistique et ancrage culturel.

🔴Éduquer pour transformer : l’atelier masculinité positive

La séance a débuté par une introduction à la masculinité positive, animée par Dr Josiane. Au cœur des échanges : les droits sexuels et reproductifs comme processus continu, qui commence dès l’enfance. Pour les jeunes garçons notamment, il est fondamental d’acquérir, tôt, des repères clairs sur les relations de genre — respect mutuel, déconstruction des stéréotypes, égalité des droits et prévention de toutes formes de discrimination.

Les discussions ont porté sur un principe simple mais essentiel : il n’existe pas de tâches ou de métiers réservés à un sexe. Les enfants ont activement participé aux échanges et exercices, démontrant une compréhension remarquable des notions abordées, et ont été initiés à la reconnaissance des symboles féminin et masculin.

🔴Mémoire culturelle et vie au village

Mme Sougué a conduit un atelier de schématisation d’objets du quotidien villageois — seau, gobelet, canari, case, grenier, mortier, pilon. Un exercice ancré dans les réalités locales, qui a ouvert un espace d’échange riche sur les représentations et perceptions de la vie communautaire, tout en valorisant le patrimoine culturel burkinabè.

🔴La paix comme œuvre d’art

La session s’est conclue par un atelier de peinture autour du thème de la paix, avec matérialisation des symboles féminin et masculin sur toile. Chaque enfant a exprimé sa propre vision de la paix — une créativité libérée, une parole donnée, une dignité affirmée.

L’ambiance participative et conviviale qui a marqué cette 9e séance confirme une évidence : ces enfants, trop souvent invisibles, ont des choses profondes à dire et à créer. GCA leur en donne l’espace et les outils.

Pour les séances à venir, le programme continuera de transmettre à ces enfants non scolarisés des valeurs fondamentales —respect, égalité, responsabilité— plutôt que de laisser ces sujets essentiels à l’improvisation ou aux sources non vérifiées.

✍️ Chargé de la Communication de l’Association Genit Care Africa