Du 24 juin au 3 juillet 2026, le Ministère de la Famille et de la Solidarité, en collaboration avec la Brigade Laabal et la Police Nationale, a retiré 1 911 personnes des rues de Ouagadougou, dont 1 396 enfants. Ces chiffres bouleversants trouvent écho dans le travail de terrain mené depuis 2023 par Genit Care Africa à travers son projet « Manger ensemble, Grandir ensemble » — une réponse concrète, humaine et durable à la vulnérabilité des enfants de la rue.

LES CHIFFRES QUI INTERPELLENT
| 1 911 Personnes retirées de la rue | 73,05 % D’enfants parmi les retirés | 75 % De talibés parmi les enfants |
UNE RÉALITÉ QUI EXIGE DES SOLUTIONS DURABLES
Près de trois personnes sur quatre retirées des rues de Ouagadougou étaient des enfants. Parmi eux, trois sur quatre étaient des talibés — des enfants confiés à des maîtres coraniques et contraints à mendier pour survivre. Ces chiffres ne sont pas des statistiques abstraites. Ce sont des visages, des histoires, des enfances confisquées.
Pour le Camarade Ministre Lieutenant-colonel Passowendé Pélagie KABORÉ, la conviction est absolue : « aucun enfant ne devrait grandir dans la rue et aucune personne vulnérable ne devrait être abandonnée à la mendicité. » Une conviction que Genit Care Africa partage et incarne sur le terrain depuis trois années.
GCA : DE LA RUE À LA DIGNITÉ, UN MERCREDI À LA FOIS
Tandis que l’État mène ses opérations de retrait, Genit Care Africa construit, chaque mercredi depuis avril 2023, une réponse complémentaire et durable à travers de micros projets de trois mois par an. À travers son projet « Manger ensemble, Grandir ensemble » (MEGE), l’association accueille les enfants de la rue dans un espace protecteur, éducatif et inclusif.

Au fil des 12 séances réalisées en 2026, ces enfants ont bénéficié d’un cadre bienveillant qui leur a offert bien plus qu’un repas chaud :
▸ Des ateliers de création artistique — peinture, coloriage, dessin — pour libérer leur expression
▸ Une formation pratique en fabrication de sacs biodégradables et confection en papier recyclé
▸ Une éducation aux droits fondamentaux : droit à l’éducation, à la santé, à la protection
▸ Des sessions de sensibilisation à l’égalité de genre, à la masculinité positive et à la lutte contre les VBG
▸ Un engagement solennel contre l’excision — les enfants comme premiers acteurs du changement
▸ Un soutien inclusif aux enfants en situation de handicap moteur et aux enfants autistes
UNE COMPLÉMENTARITÉ NÉCESSAIRE : ÉTAT + SOCIÉTÉ CIVILE
L‘opération nationale du Ministère de la Famille et de la Solidarité démontre la volonté de l’État burkinabè de protéger ses enfants les plus vulnérables. Mais le retrait de la rue n’est qu’un premier pas. La véritable réinsertion — sociale, éducative, professionnelle — exige un accompagnement à long terme que des organisations comme GCA sont en mesure d’assurer.
C’est précisément cette chaîne de solidarité que GCA incarne : accueillir, nourrir, éduquer, former et redonner à chaque enfant la conviction qu’il a une place dans la société. Pas comme mendiant, mais comme citoyen.
| LA PROTECTION DE L’ENFANCE EST UNE RESPONSABILITÉ COLLECTIVE Elle appelle l’engagement de l’État, des familles, des communautés religieuses et de chaque citoyen. GCA fait sa part — chaque mercredi, sans relâche. Rejoignez le mouvement. |

1 911 personnes retirées de la rue en dix jours. Un chiffre qui dit l’urgence. Mais derrière chaque enfant accueilli chez GCA, il y a une histoire qui commence à se réécrire — lentement, dignement, un mercredi à la fois.
Sources : Direction de la Communication et des Relations Publiques / Ministère de la Famille et de la Solidarité (DCRP/MFS) — Ouagadougou, juillet 2026. | Genit Care Africa — Rapports d’activités MEGE 2026.


