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JEUNESSE : AU-DELÀ DES DIFFÉRENCES, DES ASPIRATIONS QUI NOUS RASSEMBLENT

Mercredi, 12 Août 2026À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, THIO Eboubié Cledia Laurelle, jeune membre de l’Alliance des Jeunes pour le Développement Communautaire (AJDC), livre une réflexion sur les réalités contrastées de la jeunesse et les aspirations communes qui l’animent.

Dans un monde marqué par de profondes disparités, être jeune ne signifie pas vivre les mêmes réalités. Selon les pays, les familles et les contextes sociaux, les jeunes sont confrontés à des niveaux différents d’accès à l’éducation, aux ressources, à l’emploi et aux opportunités.

Dans sa prise de position à l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, THIO Eboubié Cledia Laurelle invite toutefois à regarder au-delà de ces différences. Pour elle, qu’ils vivent dans un environnement stable ou dans un contexte marqué par les crises, les conflits, la pauvreté ou l’insécurité, les jeunes partagent des aspirations fondamentales : vivre dignement, travailler, prendre soin de leurs familles, vivre en paix et pouvoir réaliser leurs rêves.

Transformer les difficultés en force

Face aux nombreux défis auxquels la jeunesse est confrontée, la jeune membre de l’AJDC estime que les difficultés peuvent aussi devenir un moteur de résilience et d’innovation. Sans banaliser les inégalités et les crises, elle appelle les jeunes à développer leur capacité d’adaptation, à rechercher des solutions et à construire malgré les obstacles.

Cette vision repose sur une conviction forte : les expériences difficiles peuvent contribuer à former une génération davantage consciente de la valeur de la paix, de l’égalité, de l’éducation et de l’accès aux opportunités.

Une responsabilité envers les générations futures

Pour THIO Eboubié Cledia Laurelle, la jeunesse ne doit pas seulement chercher à améliorer ses propres conditions de vie. Elle porte également la responsabilité de contribuer à la construction d’un monde meilleur pour les générations futures.

« Nous ne choisissons pas toujours le contexte dans lequel nous grandissons. Mais nous pouvons choisir ce que nous en faisons. »

À travers cette réflexion, elle lance ainsi un message d’espoir et de responsabilité : malgré la diversité des contextes, les aspirations de la jeunesse restent profondément communes. Une convergence qui peut devenir une force pour bâtir des sociétés plus inclusives, pacifiques et porteuses d’opportunités.

Bonne Journée internationale de la jeunesse à toutes et à tous.

Genit Care Africa

Gratuité des soins au Burkina Faso : une politique à consolider pour les femmes et les enfants

Ouagadougou, 30 juillet 2026. La gratuité des soins de santé au profit des femmes enceintes et des enfants de moins de cinq ans est l’une des politiques sociales les plus emblématiques du Burkina Faso. Instituée par décret présidentiel en 2016, elle traduit une ambition forte : lever les obstacles financiers qui, combinés aux inégalités de genre, empêchent des millions de femmes et d’enfants d’accéder à des soins essentiels dans les structures publiques de santé.

C’est dans ce cadre que GENIT CARE AFRICA a pris part, les 14 et 15 juillet 2026 à Ouagadougou, au Forum national sur les politiques macroéconomiques sensibles au Genre au Burkina Faso. L’occasion pour l’association de contribuer à la co-production d’une note de synthèse — ou Policy Brief — initiée par l’ONG Christian Aid et son partenaire ATAD dans le cadre du projet Making Tax Work for Women (2024-2025), en présence d’organisations de la société civile dont BUSINESS AND PROFESSIONAL WOMEN.

Des acquis réels et reconnus

L’analyse conduite par Christian Aid et ses partenaires confirme que la politique nationale de gratuité des soins est bien connue et favorablement perçue par les populations. Ses effets sont tangibles : réduction des inégalités d’accès aux services de santé, atténuation des barrières financières, diminution des dépenses des ménages et renforcement de la prévention de la mortalité maternelle et infantile. Ces résultats placent cette politique en bonne position parmi les mesures en faveur du genre au Burkina Faso.

Des défis structurels qui persistent

Malgré ces avancées, la mise en œuvre de la politique se heurte à des obstacles majeurs que les bénéficiaires elles-mêmes ont rarement l’occasion d’exprimer. Les ruptures fréquentes de médicaments, de consommables et de réactifs compromettent la continuité des soins. Les coûts indirects pour les ménages — transport, alimentation, accompagnement — demeurent une réalité. Les longs délais d’attente et les insuffisances dans l’accueil altèrent la perception de la gratuité. Et l’augmentation rapide de la fréquentation des centres de santé n’a pas été accompagnée des investissements nécessaires en infrastructures et en personnel qualifié, mettant les agents de santé sous une pression croissante. À cela s’ajoutent des retards de remboursement aux formations sanitaires qui fragilisent la gouvernance de l’ensemble du dispositif.

Des recommandations portées par les bénéficiaires

Le Policy Brief formule des recommandations concrètes issues des bénéficiaires directs et indirects, de la société civile, des professionnels de santé et des instances parlementaires. Il s’agit notamment de garantir la disponibilité permanente des médicaments et consommables, d’intégrer les pharmacies privées dans le dispositif, d’améliorer le management des personnels de santé, de renforcer les mécanismes de financement communautaire et d’élargir le paquet de gratuité aux soins préventifs et aux groupes vulnérables.

La position de GENIT CARE AFRICA

Pour GENIT CARE AFRICA, cet investissement ne peut être pleinement efficace sans une prise en charge effective de la fistule obstétricale — cette blessure silencieuse qui continue de dévaster la vie de milliers de femmes burkinabè. L’association souscrit pleinement à la conclusion du Policy Brief : il faut faire de la gratuité des soins un investissement stratégique et non une simple dépense budgétaire, et en faire un levier puissant de l’émancipation des femmes et du développement durable du Burkina Faso. En marge du forum, un plaidoyer pour l’amendement de la Loi Organique relative à la Loi des Finances (LOLF) a également été porté, afin d’y inscrire des indicateurs sensibles au genre — une avancée institutionnelle que GENIT CARE AFRICA soutient avec conviction.

GENIT CARE AFRICA

CIPD+30 au Burkina Faso : GENIT CARE AFRICA a participé aux 24H de débats sur la démographie

Ouagadougou, le 23 juillet 2026. Il y a trente ans, la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD) posait un principe fondateur : placer les populations au cœur du développement durable, en privilégiant les droits humains, la santé sexuelle et reproductive, et l’autonomisation des femmes. Trois décennies plus tard, où en est le Burkina Faso ?

C’est à cette question exigeante que des experts, des acteurs du développement et de nombreux jeunes ont tenté de répondre lors des 24 heures de débats sur la démographie, organisées par le MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES à laquelle ont participé GENIT CARE AFRICA et l’Alliance des Jeunes pour le Développement Communautaire (AJDC) à l’occasion de la 36e Journée Mondiale de la Population.

Des avancées réelles, mais insuffisantes

Le bilan est nuancé. Le Burkina Faso enregistre des progrès tangibles depuis 1994 : hausse de l’espérance de vie, baisse du niveau de fécondité, amélioration de la scolarisation des filles et progression de la participation économique des femmes. Des avancées que le Directeur des politiques de population, Issa Zongo, a rappelées lors de la communication inaugurale, soulignant que ces résultats sont le fruit d’engagements politiques soutenus et d’efforts collectifs.

Mais ces progrès restent fragiles. Dans un pays où plus de 80% de la population a moins de 35 ans, les besoins en santé sexuelle et reproductive des jeunes demeurent largement non couverts. L’accès aux services de planification familiale, l’éducation sexuelle complète et la lutte contre les grossesses précoces restent des défis majeurs — en particulier dans les zones rurales et les régions affectées par l’insécurité.

La jeunesse, dividende ou bombe à retardement ?

Avec 72% de sa population en âge de travailler, le Burkina Faso dispose d’un potentiel démographique considérable. Mais ce dividende ne se réalisera que si les conditions sont réunies : instruction de qualité, insertion professionnelle effective, accès aux soins et respect des droits reproductifs. Comme l’a affirmé le représentant du Ministère de l’Économie lors du discours d’ouverture : « Investir dans la jeunesse, c’est investir dans la paix et dans un avenir souverain. »

Pour GENIT CARE AFRICA, cet investissement ne peut être complet sans intégrer pleinement les droits sexuels et reproductifs dans les politiques de jeunesse. Une adolescente privée d’information sur sa santé reproductive, sans accès à des services adaptés ou exposée aux violences basées sur le genre, ne peut pas être l’actrice de développement que le pays appelle de ses vœux.

L’engagement de la société civile

La participation active de GENIT CARE AFRICA à ces débats traduit une conviction : les organisations de la société civile ont un rôle irremplaçable pour porter les plaidoyers auprès des institutions pour que le plaidoyer soit assez fort. Trente ans après la CIPD, les droits reproductifs des femmes et des filles ne sont pas une option, ils sont une condition du développement durable du Burkina Faso.

La jeunesse burkinabè représente un dividende démographique exceptionnel. Sa transformation en levier de développement durable passe par trois impératifs : investir dans l’instruction, renforcer l’employabilité, et assurer l’inclusion numérique. GCA et l’AJDC s’engagent à porter ces combats, du terrain aux espaces de décision.

GENIT CARE AFRICA

1 911 enfants et personnes vulnérables retirés de la rue :

Du 24 juin au 3 juillet 2026, le Ministère de la Famille et de la Solidarité, en collaboration avec la Brigade Laabal et la Police Nationale, a retiré 1 911 personnes des rues de Ouagadougou, dont 1 396 enfants. Ces chiffres bouleversants trouvent écho dans le travail de terrain mené depuis 2023 par Genit Care Africa à travers son projet « Manger ensemble, Grandir ensemble » — une réponse concrète, humaine et durable à la vulnérabilité des enfants de la rue.

LES CHIFFRES QUI INTERPELLENT

1 911 Personnes retirées de la rue 73,05 % D’enfants parmi les retirés 75 % De talibés parmi les enfants

UNE RÉALITÉ QUI EXIGE DES SOLUTIONS DURABLES

Près de trois personnes sur quatre retirées des rues de Ouagadougou étaient des enfants. Parmi eux, trois sur quatre étaient des talibés — des enfants confiés à des maîtres coraniques et contraints à mendier pour survivre. Ces chiffres ne sont pas des statistiques abstraites. Ce sont des visages, des histoires, des enfances confisquées.

Pour le Camarade Ministre Lieutenant-colonel Passowendé Pélagie KABORÉ, la conviction est absolue : « aucun enfant ne devrait grandir dans la rue et aucune personne vulnérable ne devrait être abandonnée à la mendicité. » Une conviction que Genit Care Africa partage et incarne sur le terrain depuis trois années.

GCA : DE LA RUE À LA DIGNITÉ, UN MERCREDI À LA FOIS

Tandis que l’État mène ses opérations de retrait, Genit Care Africa construit, chaque mercredi depuis avril 2023, une réponse complémentaire et durable à travers de micros projets de trois mois par an. À travers son projet « Manger ensemble, Grandir ensemble » (MEGE), l’association accueille les enfants de la rue dans un espace protecteur, éducatif et inclusif.

Au fil des 12 séances réalisées en 2026, ces enfants ont bénéficié d’un cadre bienveillant qui leur a offert bien plus qu’un repas chaud :

Des ateliers de création artistique — peinture, coloriage, dessin — pour libérer leur expression

Une formation pratique en fabrication de sacs biodégradables et confection en papier recyclé

Une éducation aux droits fondamentaux : droit à l’éducation, à la santé, à la protection

Des sessions de sensibilisation à l’égalité de genre, à la masculinité positive et à la lutte contre les VBG

Un engagement solennel contre l’excision — les enfants comme premiers acteurs du changement

Un soutien inclusif aux enfants en situation de handicap moteur et aux enfants autistes

UNE COMPLÉMENTARITÉ NÉCESSAIRE : ÉTAT + SOCIÉTÉ CIVILE

L‘opération nationale du Ministère de la Famille et de la Solidarité démontre la volonté de l’État burkinabè de protéger ses enfants les plus vulnérables. Mais le retrait de la rue n’est qu’un premier pas. La véritable réinsertion — sociale, éducative, professionnelle — exige un accompagnement à long terme que des organisations comme GCA sont en mesure d’assurer.

C’est précisément cette chaîne de solidarité que GCA incarne : accueillir, nourrir, éduquer, former et redonner à chaque enfant la conviction qu’il a une place dans la société. Pas comme mendiant, mais comme citoyen.

LA PROTECTION DE L’ENFANCE EST UNE RESPONSABILITÉ COLLECTIVE Elle appelle l’engagement de l’État, des familles, des communautés religieuses et de chaque citoyen. GCA fait sa part — chaque mercredi, sans relâche. Rejoignez le mouvement.

1 911 personnes retirées de la rue en dix jours. Un chiffre qui dit l’urgence. Mais derrière chaque enfant accueilli chez GCA, il y a une histoire qui commence à se réécrire — lentement, dignement, un mercredi à la fois.

Sources : Direction de la Communication et des Relations Publiques / Ministère de la Famille et de la Solidarité (DCRP/MFS) — Ouagadougou, juillet 2026. | Genit Care Africa — Rapports d’activités MEGE 2026.

BURKINA FASO / LEADERSHIP FÉMININ — Orokiatou TRAORÉ, 46 poches de sang et une vie entière au service des autres

Il y a des actes qui parlent plus fort que tous les discours. Celui d’Orokiatou TRAORÉ en est la preuve vivante.


Ce Samedi 11 juillet 2026, lors de la célébration nationale de la Journée Mondiale du Donneur de Sang à Fada N’Gourma, cette femme d’exception a été élevée au rang de Chevalier de l’Ordre de mérite de la santé et de l’action sociale avec agrafe santé par le Ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude KARGOUGOU. Une distinction méritée, qui couronne un engagement aussi discret que précieux : 46 poches de sang données bénévolement, autant de vies sauvées dans l’ombre et la générosité.
La cérémonie officielle, présidée par le Ministre de la Santé et parrainée par le Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Adjima THIOMBIANO, s’est tenue dans la salle polyvalente de Fada N’Gourma sous le thème porteur : « Une goutte d’humanité. Donnez du sang. Sauvez des vies. »

Une vocation née d’une rencontre

Tout a commencé simplement. Un agent du Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) passe dans son service (CNSS) pour une collecte et lui explique l’importance du don de sang. Ce jour-là, quelque chose change en elle. Depuis, sans interruption, elle donne.
« J’ai commencé à donner mon sang depuis le jour que le CNTS est passé à mon service pour une collecte. Depuis cette date et après le retrait de mes résultats, je donne de mon sang pour sauver des vies. » — Orokiatou TRAORÉ, Chevalier de l’Ordre de mérite de la santé


La femme : donneuse de vie et gardienne de la vie


Le geste d’Orokiatou TRAORÉ dépasse sa propre personne. Il interpelle toutes les femmes burkinabè. Car au-delà de donner la vie, la femme peut contribuer à la préserver par le don de sang, geste simple, accessible et salvateur.
Son message aux femmes est direct : « Les femmes doivent donner de leur sang pour sauver des vies » pour sauver des vies particulièrement lors des accouchements et des situations nécessitant une transfusion sanguine d’urgence.
Un appel qui résonne avec une acuité particulière dans le contexte de la santé maternelle au Burkina Faso, où l’hémorragie demeure la première cause de décès maternel.

GCA aux côtés des donneuses de sang

Genit Care Africa soutient pleinement cette dynamique. Promouvoir le don de sang bénévole, c’est agir directement pour la survie des femmes enceintes, des accouchées et de tous ceux qui dépendent des produits sanguins labiles pour survivre. Chaque poche de sang donnée est une mère sauvée, un enfant qui garde sa maman, une famille préservée.
La distinction d’Orokiatou TRAORÉ envoie un message fort : le leadership féminin ne se mesure pas seulement aux postes occupés. Il se mesure aussi aux vies sauvées, une poche de sang à la fois.

Genit Care Africa, Burkina Faso

LEADERSHIP FÉMININ — Genit Care Africa primée sur la scène internationale : le Burkina Faso rayonne aux Caraïbes

C’est sous le soleil de Saint-Kitts-et-Nevis, dans l’archipel des Caraïbes, que s’est tenu du 17 au 21 novembre 2024 le XXXIe Congrès International de la BPW (Business and Professional Women). Un rendez-vous mondial de référence, qui a réuni des milliers de femmes cheffes d’entreprise et professionnelles venues des quatre coins du globe pour débattre de développement économique, voter des résolutions stratégiques et renforcer les solidarités entre femmes leaders.

La délégation burkinabè était au rendez-vous. Et elle n’est pas rentrée les mains vides.

GCA primée pour son leadership en santé

Représentant la Fédération BPW Burkina Faso, Genit Care Africa (GCA) — à travers sa Présidente Josiane OUEDRAOGO — a reçu lors de ce congrès un prix international reconnaissant son leadership dans la santé des jeunes et des femmes. Une distinction qui consacre des années d’engagement sur le terrain burkinabè en matière de santé sexuelle et reproductive, de lutte contre les violences basées sur le genre et de protection de l’enfance.

Ce prix n’est pas seulement une fierté pour GCA. Il est un signal envoyé à toute l’Afrique du Sahel : le travail de terrain, mené avec rigueur et humanité, est vu, reconnu et honoré à l’échelle mondiale.

Un congrès sous le signe de la coopération et de la transformation

Placé sous le thème « New Action through Cooperation » (De nouvelles actions par la coopération), le congrès a orienté l’ensemble de ses travaux vers une ambition centrale : transformer la sororité en actions économiques et politiques concrètes. Les sessions thématiques ont abordé les grands défis du développement féminin mondial, dans une dynamique alliant plaidoyer, innovation et réseautage stratégique.

La Présidente de BPW International 2024–2027, Mme Dianna BARRANGA, a donné le ton dans son allocution inaugurale :

« Ensemble, sous la bannière de notre thème triennal « Inspirer, innover, autonomiser, transformer : ensemble, nous façonnons un avenir durable », nous tirons parti du pouvoir de la collaboration pour favoriser la croissance et susciter un changement significatif. Souvenons-nous également du besoin urgent de paix sur Terre pour tous, en particulier pour les femmes et les enfants, qui portent si souvent le fardeau le plus lourd en période de conflit et d’épreuves. »

Des mots qui résonnent avec une acuité particulière pour une organisation comme GCA, dont le mandat épouse précisément ces combats au quotidien.

Un réseautage stratégique au plus haut niveau

Au-delà de la distinction reçue, la participation de GCA à ce congrès a été l’occasion d’un réseautage de haut niveau. La délégation burkinabè a échangé avec le bureau international entrant, les présidentes de comité, ainsi que la Past President de BPW International, Dr Amany ASFOUR — dont l’accompagnement a été déterminant dans ce parcours — et Mme Antoinette, Past President de la délégation.

Une reconnaissance particulière est adressée à Mme Rasmata KABRÉ, Présidente de la Fédération BPW Burkina Faso, dont le soutien et la confiance ont rendu possible cette présence burkinabè aux Caraïbes.

Un rayonnement qui engage

Cette reconnaissance internationale confirme la trajectoire de Genit Care Africa : une organisation ancrée dans les réalités locales du Burkina Faso, mais connectée aux dynamiques mondiales de défense des droits des femmes et des jeunes. Être primée à Saint-Kitts-et-Nevis, c’est aussi porter plus haut la voix des femmes du Sahel sur la scène internationale.

Le combat continue. Avec plus de légitimité que jamais.

Genit Care Africa — Burkina Faso

ENFANCE & DROITS — « Manger ensemble, Grandir ensemble » : douze semaines, une aventure humaine inoubliable

Ce mercredi 24 juin 2026, le siège de Genit Care Africa (GCA) a accueilli la 12e et dernière séance du projet « Manger ensemble, Grandir ensemble » (MEGE) dans une ambiance à la fois chaleureuse et empreinte d’émotion. Une page se tournen, mais quel chemin parcouru.

Une dernière séance, fidèle à l’esprit du projet

Onze enfants ont participé à cette clôture dont 3 filles, 8 garçons et 1 enfant en situation de handicap moteur dans le même esprit d’inclusion, de bienveillance et de participation qui a caractérisé chacune des rencontres précédentes. La séance a débuté par un atelier de coloriage, avant que les enfants n’apportent les touches finales aux œuvres de peinture entamées lors des séances précédentes. Douze semaines de créativité trouvaient ainsi leur aboutissement dans des réalisations artistiques concrètes, témoins visibles d’un parcours d’apprentissage et d’expression.

Un engagement solennel contre l’excision

Moment fort de cette dernière séance : une sensibilisation au consentement et au respect de l’intégrité physique, adaptée à l’âge des enfants. Les participants ont été initiés à la signification du signe universel « Non à l’excision » , la lame barrée — symbole international de la lutte contre les mutilations génitales féminines.
À l’issue de cet échange, les enfants ont posé un geste symbolique d’engagement en reproduisant ce symbole. Par ce geste, ils ont exprimé collectivement leur volonté de contribuer à l’éradication de cette pratique néfaste et pris l’engagement solennel de ne jamais faire exciser leurs futurs enfants, ni d’encourager l’excision au sein de leur entourage.
Un moment de portée considérable : des enfants des rues, trop souvent invisibles aux yeux de la société, qui s’approprient les valeurs de protection, de respect et de dignité — et s’en font les défenseurs. C’est cela, aussi, la force du projet MEGE.

Une clôture dans la joie et la fierté

La séance s’est achevée par le repas communautaire partagé, fidèle rituel hebdomadaire qui a nourri corps et liens sociaux pendant trois mois. Une séance photo réunissant enfants et équipe d’animation a immortalisé ce dernier moment de complicité , sourires, fierté et émotion mêlés dans un cadre de vie qui, pour ces enfants, aura représenté bien plus qu’un programme : un espace d’existence, d’écoute et de dignité.

Douze semaines, une transformation

Au fil de ces douze rencontres hebdomadaires, le projet « Manger ensemble, Grandir ensemble » aura offert à des enfants vivant dans la rue un cadre structurant et bienveillant, au sein duquel ils ont pu développer leur créativité artistique, découvrir et s’approprier leurs droits fondamentaux, s’initier aux notions de protection contre les violences, d’égalité de genre et de vivre-ensemble, et bénéficier d’un espace d’écoute, d’expression et de partage rare dans leur quotidien.


Ce projet illustre avec force ce que l’action humanitaire a de plus noble : aller vers les plus vulnérables, les accueillir sans condition, et leur redonner la place qui leur revient de droit dans la société.
Genit Care Africa clôture ce chapitre avec fierté. Et prépare déjà le suivant.


Genit Care Africa

ENFANCE & DROITS — « Manger ensemble, Grandir ensemble » : la Journée de l’Enfant Africain célébrée dans l’inclusion et la créativité

Ce mercredi 17 juin 2026, le siège de Genit Care Africa (GCA) a accueilli la 11e séance du projet « Manger ensemble, Grandir ensemble » (MEGE) dans un contexte particulier et symbolique : celui de la Journée de l’Enfant Africain. Une coïncidence heureuse, saisie comme une opportunité pédagogique pour rappeler à chaque enfant présent que ses droits ne sont pas une abstraction , ils sont une réalité à connaître, à revendiquer et à défendre.

Une inclusion sans compromis

Treize enfants ont pris part à cette séance — 5 filles et 8 garçons. Parmi eux, un enfant en situation de handicap moteur et deux enfants autistes, dont la présence illustre avec force la philosophie inclusive qui guide chaque action de GCA : ici, aucun enfant n’est laissé au bord du chemin. L’inclusion n’est pas un slogan. C’est une pratique quotidienne, assumée et incarnée.

Créativité et motricité : l’art comme langage universel

La séance a débuté par un atelier de coloriage sur papier, offrant aux enfants un espace d’expression libre, propice au développement de la motricité fine dans une ambiance détendue. Les apprentissages se sont poursuivis à travers des exercices de dessin, dont une initiation au mélange des couleurs — apprendre à obtenir le vert à partir du jaune et du bleu — et des exercices pratiques au tableau. Des gestes simples, mais porteurs d’une découverte fondamentale : avec peu, on peut créer.

Droits de l’enfant : des mains qui parlent

À l’occasion de la Journée de l’Enfant Africain, l’équipe d’animation a introduit la notion des droits de l’enfant à travers une activité visuelle et participative. Des dessins représentant une main — symbole déjà familier aux enfants depuis les séances précédentes — ont été préparés, sur lesquels figuraient les droits fondamentaux : droit à l’éducation, à la santé, à la protection et à l’alimentation.

Les enfants ont présenté ces supports lors d’une séance photo collective, transformant un exercice pédagogique en moment de prise de conscience et de fierté. Car savoir que l’on a des droits, c’est déjà commencer à les défendre.

Le repas : bien plus qu’une assiette

Fidèle à l’esprit du projet, la séance s’est conclue par le repas communautaire partagé — moment de convivialité et de lien qui rappelle, semaine après semaine, que grandir ensemble, c’est aussi manger ensemble, échanger, sourire et exister aux yeux des autres.

Cette 11e séance aura été, à bien des égards, une célébration dans la célébration. Celle d’enfants qui apprennent, qui créent et qui découvrent leur valeur. Celle d’une organisation qui, chaque mercredi sans exception, choisit d’être présente, engagée et fidèle à sa mission : redonner à chaque enfant la place qui lui revient de droit.

Genit Care Africa

ENFANCE & DROITS — « Manger ensemble, Grandir ensemble » : des mains orange contre la violence

Ce mercredi 10 juin 2026, le siège de Genit Care Africa (GCA) a accueilli la 10e séance du projet « Manger ensemble, Grandir ensemble » . Vingt-cinq enfants — dont deux filles — ont pris part à une session dense, mêlant éducation aux droits, expression artistique et solidarité concrète.

Briser les silences : stéréotypes de genre et violences basées sur le genre

La leçon éducative du jour a abordé deux réalités trop souvent tues : les stéréotypes de genre et les violences basées sur le genre (VBG). À travers une illustration représentant une scène de violence conjugale utilisée comme support pédagogique, les enfants ont été invités à s’exprimer librement, à identifier les différentes formes de violence et à questionner les représentations sociales qui les normalisent.

Un outil essentiel a également été présenté : le signe universel de demande d’aide — la main orange — permettant à toute personne en situation de danger de signaler discrètement sa détresse. Un geste simple. Un geste qui peut sauver.

Ces échanges participatifs ont démontré la capacité des enfants, même les plus jeunes, à comprendre, nommer et rejeter la violence — à condition qu’on leur en donne les mots et les outils.

Des mains orange pour dire STOP

L’atelier artistique a prolongé le message éducatif avec force et créativité. Chaque enfant a apposé sa main sur une feuille blanche, l’a dessinée puis peinte en orange — couleur universelle de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, obtenue par le mélange du rouge et du jaune. Un geste collectif, symbolique et puissant : STOP À LA VIOLENCE.

Sous la conduite de Mme Sougué, les enfants ont ensuite complété un tableau représentant un paysage villageois, en y intégrant des personnages humains et animaliers — une fenêtre ouverte sur leur imaginaire, leur culture et leur vision du monde.

Un geste de solidarité concret

La séance a également été marquée par une distribution de vêtements aux enfants — une attention qui va au-delà du symbolique, répondant à des besoins réels et rappelant que la dignité se construit aussi dans le quotidien le plus concret.

La journée s’est conclue autour du repas communautaire, moment de partage et de convivialité qui renforce les liens entre les enfants et consolide un cadre d’apprentissage bienveillant, inclusif et protecteur.

Dix séances. Dix mercredis. Une certitude qui grandit : ces enfants apprennent, créent, s’éveillent. GCA continue d’être là — chaque semaine, sans relâche, au service de leur dignité et de leur avenir. 🧡🇧🇫

Genit Care Africa

Journée Mondiale de l’Environnement : GENIT CARE AFRICA appelle à reconnaître le lien entre crise environnementale et droits des femmes

Chaque année, le 5 juin, la communauté internationale célèbre la Journée Mondiale de l’Environnement. Pour GENIT CARE AFRICA, cette date n’est pas seulement un appel à protéger la nature. C’est un rappel urgent : quand l’environnement se dégrade, ce sont les femmes et les filles qui en paient le prix le plus lourd. Et ce silence doit cesser.

L’environnement, premier déterminant de la santé des femmes

L’eau, l’air et la terre ne sont pas des abstractions. Ce sont les conditions concrètes de la survie et de la dignité humaines. Dans les zones rurales du Burkina Faso, comme dans les espaces affectés par l’insécurité, des milliers de femmes enceintes s’exposent chaque jour à des maladies liées à la pollution de l’eau et de l’air. Des adolescentes vivent leur menstruation sans accès à des infrastructures sanitaires sûres, dans des conditions qui compromettent leur santé, leur scolarisation et leur confiance en elles. Les dérèglements climatiques, en rendant l’accès aux soins et aux ressources vitales toujours plus difficile, aggravent des inégalités qui existaient déjà. Ce n’est pas une coïncidence. C’est le résultat d’un système qui marginalise les droits reproductifs des femmes et ignore leur vulnérabilité face aux crises environnementales.

12 000 FCFA par an, 800 ans pour se dégrader : l’urgence des alternatives durables

Au Burkina Faso, les serviettes hygiéniques jetables coûtent en moyenne 12 000 FCFA par an à chaque femme — une dépense insoutenable pour les ménages les plus vulnérables. Certaines contiennent du plastique et des substances chimiques. Abandonnées dans la nature, faute d’infrastructures de collecte adaptées, elles peuvent mettre jusqu’à 800 ans à se dégrader, polluant durablement les sols et les cours d’eau dont dépendent ces mêmes communautés.

Des solutions existent pourtant. Les protections hygiéniques réutilisables — serviettes lavables, culottes menstruelles — produites localement, durent deux à cinq ans et coûtent quatre fois moins cher que les produits jetables. Elles réduisent les déchets, préservent l’environnement et redonnent aux femmes une autonomie réelle sur la gestion de leur santé menstruelle. Promouvoir ces alternatives, c’est agir simultanément pour la justice environnementale et pour la justice reproductive.

Deux combats, une seule cause

GENIT CARE AFRICA affirme aujourd’hui avec force ce que la science et le terrain confirment : la justice environnementale et la justice reproductive sont indissociables. La justice environnementale défend le droit de chaque individu à vivre dans un environnement sain, sans pollution ni inégalités. La justice reproductive garantit aux femmes et aux filles le droit de disposer librement de leur corps et d’accéder à des soins de santé sexuelle et reproductive de qualité. Un environnement dégradé fragilise directement la santé reproductive. Et sans respect des droits reproductifs, les femmes ne peuvent pas être des actrices à part entière de la protection de l’environnement.

Interpeller les décideurs, les partenaires et les communautés sur ce lien n’est pas une posture idéologique. C’est une exigence humanitaire. Les politiques environnementales qui ignorent les droits des femmes sont incomplètes. Les politiques de santé reproductive qui ignorent les déterminants environnementaux sont inefficaces.

Notre appel

En cette Journée Mondiale de l’Environnement, GENIT CARE AFRICA s’adresse aux femmes et aux filles, aux jeunes, aux acteurs de santé, aux associations partenaires et à tous les décideurs : prenez la mesure de ce lien. Intégrez la santé reproductive dans les agendas environnementaux. Intégrez les enjeux environnementaux dans les politiques de santé maternelle. Financez les alternatives durables. Construisez les infrastructures sanitaires que les filles méritent.

KONSEIBO ARIELLE DEBORA diplômée en hydraulique rurale et aménagement hydro agricole

« Les femmes portent la vie : elles doivent aussi être au cœur de la protection de l’environnement. »

Ensemble, engageons-nous pour un monde où l’eau reste une source de vie, où l’environnement est respecté, et où les droits des femmes et des filles sont pleinement garantis — y compris en situation humanitaire.

KONSEIBO ARIELLE DEBORA diplômée en hydraulique rurale et aménagement hydro agricole