Ouagadougou, 24 septembre 2026. Sport, formation et autonomisation des jeunes filles. C’est le triptyque qui a guidé la 2e édition du Tournoi de Maracana, organisée par l’Entreprise Myriade Services (EMS), sous la promotion de Mme Thérèse Épouse Damani, économiste, analyste des politiques économiques et organisatrice d’événements, également Présidente de l’association Vie et Espoir. GENIT CARE AFRICA y a apporté une contribution décisive, confirmant sa conviction profonde : le sport est un puissant outil de promotion des droits à la santé sexuelle et reproductive.

Une journée de formation avant la compétition
Avant que les équipes ne s’affrontent sur le terrain de Pagalayiri les 25 et 26 septembre 2026, c’est à la Maison des Jeunes de Pagalayiri que tout a commencé, le jeudi 24 septembre. Près de 50 filles âgées de 8 à 17 ans ont participé à des ateliers de formation intensifs, au cœur desquels GENIT CARE AFRICA a occupé une place centrale.
Le Dr Josiane Ouédraogo, gynécologue-obstétricienne et Présidente de GENIT CARE AFRICA, accompagnée de Mme Clémentine Minougou /Nacoulma, a animé une session complète sur la santé sexuelle et reproductive en milieu sportif. Les participantes ont été sensibilisées à leurs droits en matière de santé sexuelle et reproductive, aux relations saines dans l’environnement sportif, ainsi qu’à la pratique de l’autopalpation des seins — un geste simple de prévention que chaque femme devrait maîtriser.
Les enjeux spécifiques de la santé des jeunes sportives
La session animée par GENIT CARE AFRICA a permis d’aborder des réalités médicales souvent méconnues dans le milieu sportif féminin. Parmi les points clés transmis aux jeunes participantes : les risques liés au syndrome de déficit énergétique chez les sportives (RED-S), qui peut provoquer une absence ou un arrêt des règles lors d’une pratique intensive ; les pertes involontaires d’urine à l’effort, fréquentes mais rarement évoquées ; et les dangers des stéroïdes anabolisants, aux conséquences graves sur la fertilité féminine.

La session a également insisté sur la prévention des comportements à risque — gestion du stress et des émotions, pressions liées à la compétition, addictions — ainsi que sur la lutte contre les exploitations et abus sexuels en milieu sportif, incluant des outils concrets pour identifier les signaux d’alerte et orienter les jeunes vers des circuits de prise en charge.
Sport et plaidoyer : le sport, puissant outil de promotion des DSSR
L’une des dimensions les plus symboliques de cette initiative a été le positionnement des jeunes participantes comme ambassadrices de la promotion des DSSR : ex la lutte contre la fistule obstétricale, la lutte contre les cancers gynécologiques et mammaires… Un message fort, porté sur le terrain même de la compétition : « Je suis championne de Marakana ! Je suis ambassadrice de la lutte contre la fistule obstétricale ! » Sport et plaidoyer humanitaire ne s’opposent pas — ils se renforcent.
Un programme de formation complet et transversal
Au-delà des interventions de GENIT CARE AFRICA, les jeunes filles ont bénéficié d’autres formations enrichissantes : civisme et leadership animés par M. Savadogo Ousmane de la Grande Chancellerie, entrepreneuriat digital et visibilité sur les réseaux sociaux par M. Zoundi Boureima du groupe ZOUNDOSS, et monétisation des compétences numériques à travers le programme TELTAABA de IRD/PME.
Dix équipes, un seul message
Le tournoi proprement dit, disputé les 25 et 26 septembre sur le terrain de Pagalayiri, a vu s’affronter dix équipes de quinze filles chacune. Plus qu’une compétition, c’est un espace de rencontre (reseautage), d’expression et d’affirmation de la confiance en soi que ces jeunes filles ont investi avec énergie et détermination.

GENIT CARE AFRICA félicite l’Entreprise Myriade Services pour cette initiative exemplaire, et réaffirme son engagement à faire du sport un levier d’autonomisation et de promotion des droits des femmes et des filles au Burkina Faso.
GENIT CARE AFRICA
