Football et autonomisation : GENIT CARE AFRICA aux côtés des jeunes footballeuses burkinabè

Ouagadougou, les 20 et 21 Août 2026 — Le football peut-il être un levier d’autonomisation pour les jeunes filles ? C’est le pari réussi de l’atelier organisé les 20 et 21 août 2026 à l’École Nationale de Police de Ouagadougou, par l’AS Police Football en collaboration avec GENIT CARE AFRICA. Placée sous le thème « Autonomisation de la jeune fille à travers le football », cette initiative a réuni près d’une centaine de jeunes footballeuses issues de l’AS Police Football USO; GAZELLE FC, l’EFO et de Gazelle FC, toutes mineures, autour d’un programme dense mêlant formation, sensibilisation et mentorat. L’activité était placée sous le patronage de l’Inspectrice Général de Police Denise SEBGO, conseillère technique au ministère de la Sécurité, et sous le marrainage de la Commissaire Divisionnaire de Police Natacha ZOUNGRANA, Directrice régionale de la Police nationale de l’Oubri et Présidente de l’Association des fonctionnaires féminins de la Police nationale du Burkina Faso (AFFPN-BF).

Au-delà du terrain : éduquer, protéger, autonomiser

L’ambition de l’atelier allait bien au-delà de la seule pratique sportive. Il s’agissait d’outiller les jeunes filles pour qu’elles puissent construire un avenir équilibré — en conciliant leur passion pour le football avec la réussite scolaire, la protection de leur santé et la connaissance de leurs droits.

GENIT CARE AFRICA a joué un rôle central dans les volets les plus sensibles et les plus déterminants de cette formation. Le Dr Josiane Ouédraogo, gynécologue-obstétricienne et Présidente de l’association, a animé deux sessions de fond : l’une consacrée aux droits en matière de santé sexuelle et reproductive, l’autre aux violences basées sur le genre (VBG). Elle a insisté sur les stéréotypes et discriminations qui peuvent être sources de rapports inégalitaires pouvant induire des VBG. Ces espaces de dialogue ont permis aux jeunes participantes de s’informer, de questionner et de mieux comprendre les réalités auxquelles elles peuvent être confrontées dans leur environnement social et sportif. Mme Marie Madeleine Sawadogo, sage-femme au sein de l’équipe GCA, a quant à elle animé une démonstration pratique d’autopalpation des seins — un geste simple, mais fondamental pour l’appropriation du corps et la prévention santé.

Des modèles inspirants pour une génération qui se construit

L’atelier a également été marqué par des sessions de mentorat de grande qualité, avec des femmes aux parcours exceptionnels : Charlotte Millogo, footballeuse internationale burkinabè, Malicka Séré, PDG de GEGA, Maimouna Ouédraogo, Inspectrice générale affectée à la MONUSCO, et Awa Ilboudo, arbitre internationale féminine. Autant de figures qui ont démontré, par leurs trajectoires, qu’il est possible de réussir sa vie de femme tout en excellant dans son domaine.

Des remerciements sincères

GENIT CARE AFRICA tient à exprimer sa profonde gratitude aux personnes dont l’engagement a été déterminant dans la réussite de cet atelier. Un remerciement sincère au Commissaire Divisionnaire de Police B. Armiyaho Zongo, Président de l’AS Police, pour sa vision et son soutien à cette initiative. Toute notre reconnaissance va également à la Commissaire de Police Pingwendé Isabelle Ouangraoua/Sawadogo, Responsable de la section football féminin, pour sa mobilisation sans faille, ainsi qu’à Mme Marie Madeleine Sawadogo, sage-femme de l’équipe GCA, pour la qualité et la bienveillance de ses interventions auprès des jeunes participantes.

Une première édition prometteuse

La forte participation et l’engagement actif des jeunes filles tout au long des deux journées témoignent de l’utilité et de la pertinence de ce type d’initiative. GENIT CARE AFRICA s’engage à poursuivre et à renforcer ce partenariat, avec la conviction qu’une jeune fille informée, protégée et confiante en elle-même est une jeune fille capable de transformer sa communauté.


GENIT CARE AFRICA

JEUNESSE : AU-DELÀ DES DIFFÉRENCES, DES ASPIRATIONS QUI NOUS RASSEMBLENT

Mercredi, 12 Août 2026À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, THIO Eboubié Cledia Laurelle, jeune membre de l’Alliance des Jeunes pour le Développement Communautaire (AJDC), livre une réflexion sur les réalités contrastées de la jeunesse et les aspirations communes qui l’animent.

Dans un monde marqué par de profondes disparités, être jeune ne signifie pas vivre les mêmes réalités. Selon les pays, les familles et les contextes sociaux, les jeunes sont confrontés à des niveaux différents d’accès à l’éducation, aux ressources, à l’emploi et aux opportunités.

Dans sa prise de position à l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, THIO Eboubié Cledia Laurelle invite toutefois à regarder au-delà de ces différences. Pour elle, qu’ils vivent dans un environnement stable ou dans un contexte marqué par les crises, les conflits, la pauvreté ou l’insécurité, les jeunes partagent des aspirations fondamentales : vivre dignement, travailler, prendre soin de leurs familles, vivre en paix et pouvoir réaliser leurs rêves.

Transformer les difficultés en force

Face aux nombreux défis auxquels la jeunesse est confrontée, la jeune membre de l’AJDC estime que les difficultés peuvent aussi devenir un moteur de résilience et d’innovation. Sans banaliser les inégalités et les crises, elle appelle les jeunes à développer leur capacité d’adaptation, à rechercher des solutions et à construire malgré les obstacles.

Cette vision repose sur une conviction forte : les expériences difficiles peuvent contribuer à former une génération davantage consciente de la valeur de la paix, de l’égalité, de l’éducation et de l’accès aux opportunités.

Une responsabilité envers les générations futures

Pour THIO Eboubié Cledia Laurelle, la jeunesse ne doit pas seulement chercher à améliorer ses propres conditions de vie. Elle porte également la responsabilité de contribuer à la construction d’un monde meilleur pour les générations futures.

« Nous ne choisissons pas toujours le contexte dans lequel nous grandissons. Mais nous pouvons choisir ce que nous en faisons. »

À travers cette réflexion, elle lance ainsi un message d’espoir et de responsabilité : malgré la diversité des contextes, les aspirations de la jeunesse restent profondément communes. Une convergence qui peut devenir une force pour bâtir des sociétés plus inclusives, pacifiques et porteuses d’opportunités.

Bonne Journée internationale de la jeunesse à toutes et à tous.

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