Journée Mondiale de l’Environnement : GENIT CARE AFRICA appelle à reconnaître le lien entre crise environnementale et droits des femmes

Chaque année, le 5 juin, la communauté internationale célèbre la Journée Mondiale de l’Environnement. Pour GENIT CARE AFRICA, cette date n’est pas seulement un appel à protéger la nature. C’est un rappel urgent : quand l’environnement se dégrade, ce sont les femmes et les filles qui en paient le prix le plus lourd. Et ce silence doit cesser.

L’environnement, premier déterminant de la santé des femmes

L’eau, l’air et la terre ne sont pas des abstractions. Ce sont les conditions concrètes de la survie et de la dignité humaines. Dans les zones rurales du Burkina Faso, comme dans les espaces affectés par l’insécurité, des milliers de femmes enceintes s’exposent chaque jour à des maladies liées à la pollution de l’eau et de l’air. Des adolescentes vivent leur menstruation sans accès à des infrastructures sanitaires sûres, dans des conditions qui compromettent leur santé, leur scolarisation et leur confiance en elles. Les dérèglements climatiques, en rendant l’accès aux soins et aux ressources vitales toujours plus difficile, aggravent des inégalités qui existaient déjà. Ce n’est pas une coïncidence. C’est le résultat d’un système qui marginalise les droits reproductifs des femmes et ignore leur vulnérabilité face aux crises environnementales.

12 000 FCFA par an, 800 ans pour se dégrader : l’urgence des alternatives durables

Au Burkina Faso, les serviettes hygiéniques jetables coûtent en moyenne 12 000 FCFA par an à chaque femme — une dépense insoutenable pour les ménages les plus vulnérables. Certaines contiennent du plastique et des substances chimiques. Abandonnées dans la nature, faute d’infrastructures de collecte adaptées, elles peuvent mettre jusqu’à 800 ans à se dégrader, polluant durablement les sols et les cours d’eau dont dépendent ces mêmes communautés.

Des solutions existent pourtant. Les protections hygiéniques réutilisables — serviettes lavables, culottes menstruelles — produites localement, durent deux à cinq ans et coûtent quatre fois moins cher que les produits jetables. Elles réduisent les déchets, préservent l’environnement et redonnent aux femmes une autonomie réelle sur la gestion de leur santé menstruelle. Promouvoir ces alternatives, c’est agir simultanément pour la justice environnementale et pour la justice reproductive.

Deux combats, une seule cause

GENIT CARE AFRICA affirme aujourd’hui avec force ce que la science et le terrain confirment : la justice environnementale et la justice reproductive sont indissociables. La justice environnementale défend le droit de chaque individu à vivre dans un environnement sain, sans pollution ni inégalités. La justice reproductive garantit aux femmes et aux filles le droit de disposer librement de leur corps et d’accéder à des soins de santé sexuelle et reproductive de qualité. Un environnement dégradé fragilise directement la santé reproductive. Et sans respect des droits reproductifs, les femmes ne peuvent pas être des actrices à part entière de la protection de l’environnement.

Interpeller les décideurs, les partenaires et les communautés sur ce lien n’est pas une posture idéologique. C’est une exigence humanitaire. Les politiques environnementales qui ignorent les droits des femmes sont incomplètes. Les politiques de santé reproductive qui ignorent les déterminants environnementaux sont inefficaces.

Notre appel

En cette Journée Mondiale de l’Environnement, GENIT CARE AFRICA s’adresse aux femmes et aux filles, aux jeunes, aux acteurs de santé, aux associations partenaires et à tous les décideurs : prenez la mesure de ce lien. Intégrez la santé reproductive dans les agendas environnementaux. Intégrez les enjeux environnementaux dans les politiques de santé maternelle. Financez les alternatives durables. Construisez les infrastructures sanitaires que les filles méritent.

KONSEIBO ARIELLE DEBORA diplômée en hydraulique rurale et aménagement hydro agricole

« Les femmes portent la vie : elles doivent aussi être au cœur de la protection de l’environnement. »

Ensemble, engageons-nous pour un monde où l’eau reste une source de vie, où l’environnement est respecté, et où les droits des femmes et des filles sont pleinement garantis — y compris en situation humanitaire.

KONSEIBO ARIELLE DEBORA diplômée en hydraulique rurale et aménagement hydro agricole

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