Renforcer la solidarité mondiale et autonomiser les communautés locales
L’aide humanitaire est un soutien international apporté aux individus en situation de crises humanitaires. Elle sert à soulager les souffrances lors des situations d’urgence humanitaire.
Une situation humanitaire est un fait naturel ou social comme les conflits, la faim, le changement climatique, la sécheresse, l’instabilité politique, les tremblements de terre et bien d’autres défis qui mettent certains pays dans une urgence humanitaire et de vulnérabilité complexe. Les populations ont besoin d’aide pour se relever.
L’aide humanitaire se présente comme une solidarité humaine se traduisant par des soins de santé, d’éducation, d’abris, d’alimentation, d’eau et d’assainissement.
Elle obéit à quatre principes de base que sont l’humanité, la neutralité, l’impartialité et l’indépendance.
Genit care africa est une association internationale qui œuvre aussi auprès de ces victimes de guerre et de cataclysmes pour donner sens à leurs vies afin qu’ils aient l’espoir de vivre dans la dignité humaine. Nous apportons notre soutien affectif aux femmes et aux jeunes à travers les sensibilisations conseils sur les comportements sexuels responsables et les soins de santé maternelle, néonatal et infantile. Nous faisons également la promotion du leadership feminin au sein des femmes victimes croupies par la souffrance de la crise ; ceci favorise la résilience et le développement de bonnes stratégies d’adaptation.
Nous contribuons ainsi à garantir les droits de ses femmes et à participer au développement communautaire des localités touchées par une crise humanitaire.
Journée internationale de la jeunesse : Genit Care Africa au front pour l’émancipation des jeunes femmes au Burkina Faso
Au Burkina Faso, près de 30 % de la population a entre 15 et 24 ans. Si cette jeunesse constitue une force pour le développement, elle est confrontée à de sérieux défis qui réduisent le bien être des jeunes filles, notamment les mariages précoces, grossesses non désirées, violences basées sur le genre. À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, Genit Care Africa réaffirme son engagement à transformer cette réalité.
Une jeunesse pleine de potentiel mais fragilisée
Selon l’UNICEF, 52 % des filles burkinabè sont mariées avant l’âge de 18 ans, et 1 adolescente sur 5 devient mère avant sa majorité. Ces situations entraînent souvent l’abandon scolaire, réduisent les opportunités économiques et perpétuent le cycle de la pauvreté. Malheureusement, l’accès limité des jeunes aux services de santé sexuelle et reproductive, surtout en zones rurales, accentue ces inégalités.
Genit Care Africa : agir pour la santé, l’éducation et les droits
Créée pour défendre les droits des femmes et des enfants, Genit Care Africa est une association à but non lucratif qui mène des actions concrètes pour améliorer le quotidien des jeunes, mais ouvre un regard particulier les filles et les femmes :
Éducation et sensibilisation à la santé sexuelle et reproductive.
Programme jeunesse dans les régions du Centre et du Centre-Ouest pour réduire les grossesses précoces et favoriser la scolarisation des filles.
Mentorat et leadership féminin pour renforcer la confiance et les capacités des jeunes femmes.
Lutte contre les violences basées sur le genre et les mariages d’enfants, avec un travail de plaidoyer auprès des décideurs.
Soutien aux enfants vulnérables, y compris les enfants de la rue.
Prise en charge médicale de la fistule obstétricale, notamment à Fada-N’Gourma.
Un engagement sans relâche
Pour Genit Care Africa, chaque jeune fille doit pouvoir grandir dans un environnement sûr, accéder à l’éducation et décider librement de son avenir. L’association mobilise les communautés, sensibilise les familles, forme des leaders féminins et collabore avec les autorités pour instaurer des politiques plus protectrices.
« Investir dans la santé et l’éducation des jeunes filles, c’est investir dans l’avenir du Burkina Faso », affirme la coordinatrice de l’association.
En cette Journée internationale de la jeunesse, Genit Care Africa lance un appel : « unir les forces pour que chaque jeune femme burkinabè ait la possibilité de rêver et de réaliser ses ambitions. Car derrière chaque vie transformée, c’est toute une nation qui avance. »
La Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW) est le principal organe intergouvernemental mondial dédié exclusivement à la promotion de l’égalité des sexes et de l'autonomisation des femmes. La CSW est une commission fonctionnelle du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) créée par la résolution 11(II) du Conseil du 21 juin 1946. La Commission de la condition de la femme joue un rôle important dans la promotion des droits des femmes. Elle reflète la réalité vécue par les femmes dans le monde entier et contribue à l'établissement des normes mondiales relatives à l'égalité des sexes et à l'autonomisation des femmes et des filles. CSW 69/Beijing+30 (2025)
L'objectif principal de la soixante-neuvième session sera l'examen et l'évaluation de la mise en œuvre de la Déclaration et du Programme d'action de Pékin et des résultats de la 23e session extraordinaire de l'Assemblée générale. L'examen comprendra une évaluation des défis actuels qui affectent la mise en œuvre du Programme d'action et la réalisation de l'égalité des sexes et de l'autonomisation des femmes et sa contribution à la pleine réalisation du Programme de développement durable à l'horizon 2030.
COMPTE RENDU DE LA 1ÈRE COHORTE DU PROGRAMME DE MENTORING DE GENIT CARE AFRICA
Introduction
Le programme de mentoring de GENIT CARE AFRICA a offert une opportunité unique à onze jeunes de bénéficier d’un accompagnement intensif sur une durée de cinq mois. Ce programme visait à renforcer les capacités personnelles et professionnelles des participant(e)s en leur transmettant des outils essentiels pour leur développement. À travers des formations adaptées et un suivi de proximité assuré par des mentors expérimenté(e)s, il a permis aux mentoré(e)s d’acquérir des connaissances/compétences dans des domaines variés. L’accent a été mis sur le développement du leadership, l’amélioration de la communication, la gestion efficace du temps, la maîtrise des compétences professionnelles, la gestion des conflits et l’éducation financière.
Le programme a été conçu comme un espace d’échange et d’apprentissage, où chaque mentoré(e) a pu bénéficier de conseils personnalisés et d’un accompagnement structuré. L’approche adoptée a permis non seulement d’améliorer les connaissances des participants, mais aussi de leur donner les moyens concrets d’appliquer ces acquis dans leurs projets et leur vie professionnelle.
1. Déroulement du Programme
La formation s’est appuyée sur un ensemble de modules conçus pour répondre aux besoins des mentoré(e)s. Ceux/celles-ci ont été encadré(e)s par des mentors expérimenté(e)s qui ont su transmettre leurs savoirs de manière dynamique et interactive. L’apprentissage s’est fait à travers des sessions théoriques, des études de cas, des échanges entre participant(e)s et des mises en situation pratique. Les mentorés ont ainsi été exposés à des enseignements qui leur ont permis d’acquérir une meilleure compréhension des réalités professionnelles et entrepreneuriales.
En plus des formations, le programme a favorisé des interactions continues entre mentoré(e)s et mentors. Ces échanges ont permis d’approfondir certains concepts, de répondre aux préoccupations spécifiques de chaque participant et de fournir des recommandations adaptées à leurs projets respectifs. L’un des aspects les plus marquants de cette formation a été la capacité des mentors à partager leurs expériences, offrant ainsi des exemples concrets qui ont facilité l’apprentissage et la mise en pratique des compétences acquises.
2. Résultats et Impact
Onze jeunes mentoré(e)s dont quatre (04) garçons et sept (07) filles ont pu suivre le programme de bout en bout avec le développement de onze idées de projet. Le programme a eu un impact significatif sur les participants, tant sur le plan personnel que professionnel. Grâce aux formations et aux conseils reçus, plusieurs mentoré(e)s ont affirmé avoir gagné en confiance en eux et en assurance dans leurs prises de décision. La capacité à mieux organiser leur temps, à structurer leurs idées et à gérer efficacement leurs ressources a été renforcée. De nombreux participants ont également développé des compétences en communication, leur permettant d’exprimer leurs idées de manière plus claire et convaincante.
En termes de gestion de projet, plusieurs mentoré(e)s ont réussi à structurer leur idée et à la transformer en projet concret. Certains ont pu identifier les étapes essentielles à suivre pour passer de la conception à la mise en œuvre, tandis que d’autres ont acquis une meilleure compréhension des enjeux financiers et organisationnels liés à leur initiative. L’encadrement reçu a permis à plusieurs mentorés d’avoir une vision plus claire et réaliste de leur projet, en tenant compte des opportunités et des défis qui les attendent.
3. Défis Rencontrés
Malgré le succès du programme, plusieurs défis ont été identifiés au cours de ces cinq mois. L’un des principaux obstacles a été la disponibilité des mentoré(e)s et des mentors. En raison de leurs engagements professionnels et académiques, certains participants ont eu des difficultés à suivre toutes les sessions, ce qui a parfois limité leur progression.
Le besoin d’un accompagnement plus individualisé a également été évoqué. Certains mentoré(e)s auraient souhaité un suivi encore plus rapproché, avec des sessions de coaching personnalisées pour répondre de manière plus précise à leurs besoins spécifiques. L’organisation des sessions exclusivement en ligne a aussi été un point de difficulté pour certains participants. L’interaction virtuelle, bien qu’efficace, n’a pas toujours permis de créer une immersion totale dans l’apprentissage. Plusieurs mentoré(e)s ont exprimé le souhait d’avoir des rencontres en présentiel pour renforcer les échanges et permettre une meilleure assimilation des contenus.
4. Recommandations pour les Prochaines Éditions
Afin d’améliorer le programme et d’optimiser son impact, plusieurs recommandations ont été formulées :
l’organisation de rencontres physiques pour permettre des interactions plus fluides et renforcer l’engagement des participants. Le mentorat individuel pourrait être davantage structuré, en attribuant un mentor référent à chaque mentoré pour assurer un suivi plus personnalisé et efficace ;
l’introduction d’opportunités de mise en situation réelle, comme des stages ou des visites d’entreprises, afin que les mentoré(e) puissent appliquer concrètement les enseignements reçus ;
l’adaptation des horaires du programme aux disponibilités des participant(e)s pourrait aussi être envisagée, en planifiant les sessions à des moments plus propices pour assurer une participation optimale ;
un appui financier pour permettre l’organisation de la cérémonie de clôture ;
un accompagnement pour la recherche de financement des onze idées de projets des mentoré(e)s.
5. Différents sondages effectués
Les différents sondages effectués concernent principalement l’engagement futur des mentoré(e)s avec GENIT CARE AFRICA et l’impact des modules enseignés au cours du programme.
5.1.Engagement futur avec GENIT CARE AFRICA
L’un des sondages visait à savoir si les mentorés souhaitent continuer à être impliqués avec GENIT CARE AFRICA après la formation. Plusieurs options ont été proposées, parmi lesquelles :
Devenir mentor pour accompagner de futurs participants et partager l’expérience acquise.
Participer à d’autres formations afin de continuer à développer leurs compétences.
Faire partie de l’équipe de GENIT CARE AFRICA en contribuant activement à l’organisation des prochaines éditions du programme.
Les résultats montrent que de nombreux mentorés expriment un intérêt fort pour rester impliqué(e)s, que ce soit en tant que mentors ou en poursuivant leur apprentissage à travers d’autres formations.
5.2.Modules les plus marquants et raisons
Un autre sondage a porté sur les modules qui ont le plus marqué les mentorés et les raisons de leur choix. Les modules les plus plébiscités incluent :
Leadership et management, car il a permis aux participant(e)s d’acquérir des compétences en gestion d’équipe et en prise de décision.
Communication efficace, qui a aidé les mentorés(e) à mieux structurer leurs idées et à améliorer leurs interactions professionnelles et personnelles.
Gestion du temps et organisation, jugé essentiel pour optimiser la productivité et mieux gérer les priorités.
Éducation financière, qui a apporté une meilleure compréhension des finances personnelles et de la gestion budgétaire pour les projets.
Gestion des conflits, qui a permis d’acquérir des techniques pour résoudre les tensions de manière constructive.
Ces modules ont été appréciés pour leur aspect pratique et leur impact direct sur la vie des mentorés, aussi bien dans leur parcours professionnel que dans la gestion de leurs projets personnels.
Conclusion
La 1ère cohorte du programme de mentoring de GENIT CARE AFRICA a été une expérience enrichissante et transformatrice pour les mentoré(e)s. À travers un encadrement de qualité, des formations adaptées et des échanges dynamiques, les participant(e)s ont pu acquérir des connaissances/compétences qui leur permettront de mieux affronter les défis de leur parcours professionnel et entrepreneurial.
Les témoignages recueillis montrent un réel impact du programme sur les mentoré(e)s, tant en termes d’acquisition de connaissances que de motivation à poursuivre leurs ambitions. Si des défis ont été identifiés, ils offrent aussi des pistes d’amélioration pour les éditions futures, afin de rendre ce programme encore plus efficace et accessible.
L’association des élèves en médecine de l’Université St Tomas D’Aquin (USTA) de Ouagadougou a tenu la 6e édition de leur « MEDDAYS » cette année du 08 au 09 Février 2025 au sein de leur établissement, avec pour thème « les défis de la médecine de demain : préparer les médecins du future ». A cet effet une conférence dont le thème a porté sur la fistule obstétricale a été organisée. L’invitée d’honneur, Docteur Josiane OUEDRAOGO, gynécologue obstétricienne, experte en santé reproductive et fondatrice de l’Association humanitaire Genit Care Africa, avait la charge de partager ses expériences avec les étudiants.
Prévue pour quinze heures (15h), la conférence a réellement débuté à 15 H 45 minutes.
Prenant la parole la modératrice a d’abord situé le contexte dans lequel cette conférence se tenait puis elle a présenté la conférencière non moins connue du milieu.
En introduction, le Dr Josiane a défini la fistule obstétricale comme étant une communication entre le vagin et la vessie et/ou le rectum, laissant couler les urines et/ou les matières fécales dans le vagin, cette communication ayant lieux au décours d’un travail d’accouchement difficile, sans une prise en charge rapide et qualifiée. Après quelques généralités sur l’épidémiologie mondiale et au Burkina en particulier, la conférencière a donné les étiologies et les différentes formes de fistules. On retiendra qu’il existe donc plusieurs formes anatomiques tels que : la fistule vésico vaginale, la fistule utéro vaginale, la fistule recto vaginale …
Parmi les facteurs favorisant la fistule, on retiendra la primarité chez les femmes, de petite taille, malnutries, les grossesses précoces, l’utilisation de matériel tel que les forceps, les pratiques traditionnelles néfastes, lors des césariennes, mais la principale cause est le travail prolongé sans prise en charge adéquate et rapide dans une formation sanitaire.
Quant aux conséquences la conférencière a insisté sur le fait que la fistule est grave et provoque donc un isolement de la femme avec des conséquences physiques, psychologiques, morales et sociales graves, la femme étant démunie des moyens financiers. La conférencière a partagé son expérience en décrivant plusieurs cas en exemples lorsqu’elle exerçait en campagne notamment à FADA. Elle a enfin terminé par la prise en charge qui du reste est possible car la fistule se traite et se guérie. Le meilleur moyen étant l’intervention chirurgicale quoi que difficile mais donnant de bons résultats.
Une série de questionnaire a été posée par les étudiants édifiés à laquelle la conférencière a bien voulu apporter les réponses adéquates. C’est dans une ambiance fraternelle et enthousiaste que la conférence a pris fin aux environs de 17 h 30 mn par un mot de remerciement du porte-parole des étudiants.
Il faut noter la participation remarquable et active de la junte féminine. Une photo de famille a été prise à la fin de la conférence suivie de la remise symbolique d’un chèque par la conférencière qui était accompagnée d’un attaché de santé en chirurgie.
Etaient présents à cette conférence : Cf. liste de présence en annexe.
NB : La conférence a connu la participation de 33 personnes.
Le gouvernement fait déjà beaucoup d’efforts pour la lutte contre le cancer au BF. La société civile a emboite le pas avec la COBUCAN, les sociétés savantes et c’est sous le thème « dépistage précoce, guérison possible que Mme Clémentine Minougou Nacoulma a exhorté tout le monde a mettre la main dans la poche pour soutenir le diagnostic précoce et donner des chances de guérison quand on connait l’extrême pauvreté des femmes. Il s’est agit d »un PLAIDOYER INTEGRANT JUSTICE SOCIALE ET DROITS HUMAINS AFIN DE REDUIRE LA PAUVRETE DES FEMMES ET DES FILLES AU BURKINA FASO car si les femmes sont malades, elles seront encore plus pauvres or la sante est un droit (les familles seront d’avantage pauvres, les femmes étant le pilier des familles).